Quel était l’objectif de la campagne ?
Profiter du contexte électoral pour inscrire la mobilité collective au cœur des discussions et interpeller le public avec un discours qui dépasse les arguments traditionnels du secteur. Plutôt que de parler uniquement d’environnement, de congestion ou d’efficacité, Trajectoire Québec et Upperkut ont choisi de mettre de l’avant ce que la mobilité collective peut apporter concrètement aux individus : plus de choix, plus de temps et, ultimement, plus de liberté.
Pourquoi s’attaquer au territoire de la liberté ?
Dans l’imaginaire nord-américain, l’automobile et la liberté avancent depuis longtemps côte à côte. Cette valeur a également été largement investie par un discours politique qui privilégie l’autonomie individuelle. Plutôt que de rejeter cette vision, la campagne choisit de se la réapproprier et d’en élargir le sens : le collectif peut, lui aussi, devenir un vecteur de liberté individuelle. Après tout, avoir plusieurs façons de se déplacer, c’est aussi avoir davantage de choix.
Comment l’humour donne-t-il vie à cette revendication ?
Pour faire vivre ce renversement sans tomber dans un discours moralisateur, la campagne mise sur l’humour et l’ironie. Plutôt que de dire aux gens comment ils devraient se déplacer, elle met en scène, avec un ton complice, ce qu’ils peuvent y gagner. Des gestes aussi ordinaires que texter en route deviennent ainsi des libertés à revendiquer, ancrant le message dans des situations immédiatement reconnaissables.
Qu’est-ce que ce mandat révèle de l’approche d’Upperkut ?
L’approche d’Upperkut consiste ici à ramener un grand enjeu de société à des expériences profondément humaines. La campagne puise dans le quotidien pour trouver des situations simples, familières et porteuses de sens. Une façon de rendre un sujet complexe plus accessible, sans en diminuer la portée.