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ART & COPIE : CRÉATIVITÉ ET PUBLICITÉ

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Après «99 francs», un autre film sur la pub et la communication arrivera bientôt nos écrans. Art & Copy le p’tit dernier de Doug Pray (HYPE !, SCRATCH et SURFWISE) se veut un film sur la créativité en publicité et sur l’inspiration. Moins critique que le livre de Frédéric Beigbeder, le cinéaste y explore les impacts profond de la publicité sur la culture de masse. Il y explore le monde des d.a. et des concepteurs qui depuis les années 60 ont su insuffler un esprit rebelle à une industrie alors plus associée à la manipulation qu’au dialogue publicitaire.

On pourra y voir et entendre les grands de la pub qui ont marqué la société américaine, et par ricochet, la nôtre. Vous pourrez y découvrir ceux qui nous ont fait acheter à peu près de tout depuis des années, des espadrilles top-performance au président des É.-U, en passant par le lait et la ville de New York. On a qu’a penser au classique : Got milk?, just do it ou encore Got beef?

Art & Copy est un documentaire qu’y tente de démystifier le métier trop souvent méprisé des artisans de la publicité tout en présentant les annonces qu’y ont marqué des générations par leur créativité. On pourra y voir George Lois, Mary Wells, Dan Wieden, Lee Clow, Hal Riney et plusieurs autres.

Malheureusement le film n’est pas encore distribuée au Canada, il va falloir vous contenter de la bande annonce en attendant sa venue prochaine au Québec, pour autant qu’un distributeur s’y intéresse.

NDLR : Le Cinéma du Parc présentera ART & COPY en version originale anglaise les 6-7-8-10-11 novembre à 19 h.


Élections fédérales : qui mène sur Facebook ?

Nous revoilà en pleine saison des sondages. Les spécialistes tenteront de tracer des tendances et de tout interpréter, en décortiquant l’âme des électeurs. Les prochains jours seront riches en prédictions, en prévisions et en analyses de toutes sortes. Amusons-nous à voir si les données statistiques de Facebook sont fiables et si le microcosme est à l’image du «monde réel».

Les Canadiens divisés

D’emblée, soulignons avec surprise que le NPD y est en avance ! Il rallie en effet à sa cause 33 % des Canadiens membres des pages officielles d’un parti politique. Manifestement, le sympathique moustachu est populaire sur Facebook ! Cet avantage est néanmoins bien mince, puisque le Parti Conservateur le talonne avec 30 % des appuis, suivi de près par les Libéraux qui obtiennent un encourageant 29%.

De leur côté, le Parti Vert et le Bloc Québécois font bien piètre figure puisqu’ils n’obtiennent respectivement que de maigres 2 % et 6 % d’appuis. Il est cependant fort à parier que les appuis au Bloc se concentrent au Québec, pour des raisons évidentes, et que par conséquent, son score serait plus élevé s’il nous était possible d’isoler les données Québécoises.

Des résultats représentatifs ?

Puisque les cinq partis les plus importants y ont une page «officielle» à laquelle tous les membres du réseau peuvent adhérer, on pourrait croire à première vue que ces résultats sont représentatifs. Pourtant de nombreuses variables viennent fausser les données. Évidemment, ce qui saute aux yeux, c’est que l’échantillon ne peut être représentatif du bassin des électeurs canadiens puisque sa création est «libre». De plus, il est fort à parier que certains appuis aient été «contaminés» par un effet viral partisan généré par des réseaux politiques.

Facebook : un média incontournable

Le site de réseautage social offre la possibilité de segmenter, cibler et adapter les messages, permettant aisément d’adapter les messages en fonction des intérêts de chacun des divers groupes d’électeurs.

De plus, on trouve sur Facebook 8 411 520 adultes canadiens actifs, dont 6 114 460 sont âgés de 18 à 34 ans. Les partis polittiques ont donc indéniablement intérêt à être présents sur ce réseau social afin de constituer leurs propres sous-réseaux et le plus rapidement possible (un peu comme pour les REER, mais ça c’est une autre histoire…).

La puissance du célèbre site réside essentiellement dans les outils de réseautage social et de diffusion virale des messages. Or, bien entendu, plus importante est la communauté, plus fort sera l’effet viral. Les partis politiques – tout comme les annonceurs d’ailleurs – se doivent donc de d’accroître leur réseau social Facebook et d’atteindre leur plein potentiel de membre le plus tôt possible afin de bénéficier de l’aspect viral, durant la campagne, et pas après…

Et la conclusion ?

Bien que les données de Facebook ne peuvent être représentative des intentions de vote de l’ensemble des électeurs, nous pouvons néanmoins affirmer deux choses avec certitude :

  • ces données reflètent l’intérêt que portent les organisations politiques aux réseaux sociaux;
  • les membres du célèbre réseau social sont tout aussi éparpillés que les Québécois et les Canadiens.

Nous pourrions de même ajouter, avec certaines réserves que cet échantillon réprésente à tout le moins les appuis d’un groupe constitué aux trois quarts par des canadiens agés entre 18 et 34 ans. Intéressant…

Pour alimenter votre réflexion : voici quelques chiffres pertinents, en vrac :

Gilles Duceppe
939 personnes appuient le Bloc sur Facebook.

Stephan Harper
Sur Facebook, 12 855 personnes le supportent. Il a une présence sur Youtube, Flickr, Twitter, FriendFeed et MySpace !

Stéphane Dion
12 435 personnes l’appuient sur Facebook. Il a seulement une chaîne sur Youtube…

Jack Layton
Le plus populaire sur Facebook avec 14 300 supporters. Le NPD exploite les plates-formes 2.0 suivantes : YouTube, Flickr, FriendFeed et Twitter.

Elizabeth May (Parti Vert)
2448 supportent sa page personnelle sur Facebook.

99 F, ça fait combien en dollars?

Et autres questions tout aussi incongrues…

Je ne me lancerai pas dans une nouvelle critique de ce film, d’autres s’en sont déjà chargés. Au passage, je l’ai beaucoup aimé. Mais il est vrai que je travaille dans la publicité, la «com» si vous préférez, que je suis concepteur-rédacteur et qu’il y a encore cinq ans de cela, je portais les cheveux longs et une veste longue de créateur… La comparaison s’arrête là.

Au-delà de sa valeur artistique et de la critique de notre société de consommation, ce film a été pour moi l’occasion de vivre une expérience plutôt inédite… Et elle ne se déroulait pas forcément sur le grand écran mais bel et bien dans la salle. Dans le public. Directement dans le cœur de cible.

Visiblement, la plupart des personnes présentes ne comprenaient pas grand-chose à ce qui se passait sous leurs yeux, mis à part toutes les scènes comiques, érotiques(?), philosophiques, excentriques et trash diverses. Si vous ajoutez à cela qu’il s’agit d’un film français, avec des expressions françaises et des allusions à des publicités françaises, ça ne simplifiait pas la tâche… Enfin, on rit, on grimace, on réfléchit et on n’en ressort pas indifférent, c’est l’essentiel.

J’ai compris que malgré le bombardement médiatique que vivaient quotidiennement mes semblables, les publicitaires étaient les grands inconnus de notre temps. Demandez à un enfant ce qu’il veut devenir plus tard… Pompier, vétérinaire, pilote d’avion, etc. Mais qui aurait l’idée de vouloir faire de la pub? Mes propres parents n’ont toujours pas compris ce que je faisais depuis 10 ans. Certains de mes amis se demandent ce que je fais de mes journées. Mon dépanneur me regarde bizarrement quand je pars au travail. Et bien, c’est le moment de le savoir, pour les plus de 13 ans, évidemment.

Avec ce film, vous découvrirez la créativité sous toutes ses formes, les réunions interminables avec les clients, les clients eux-mêmes, les tournages sous les tropiques, les choix de couleurs, de typos, le stress, etc. Entrez dans l’univers magique de la publicité, où le soleil brille toute l’année, et riez, c’est (presque) gratuit.

Plus sérieusement, je ne suis pas certain que ce film présente le milieu de la pub sous son meilleur jour mais, mis à part « Le distrait » de et avec Pierre Richard, la comédie sentimentale « What women want » avec Mel Gibson et quelques rares autres films, il a le mérite d’exister et de traiter d’un métier méconnu mais ô combien passionnant et stimulant.

Et au fait, 99 F, ça fait environ 22 dollars, le prix de deux places de cinéma, sans le pop-corn ni le beurre!

Si vous voulez en savoir plus sur cet univers impitoyable, je vous recommande, entre autres, la lecture de :
Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel de Jacques Séguéla;
99 F de Frédéric Beigbeder;
et bien entendu, si vous ne l’avez pas encore vu, le film, 99 F, de Jan Kounen avec Jean Dujardin.

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Superbowl… Superpub !

Hier, je n’ai pu m’empêcher de passer la soirée devant mon téléviseur. Il faut dire que l’amateur de sports et le publicitaire en moi ne pouvait demander mieux. C’est donc avec une caisse de bière et une quantité astronomique d’ailes de poulets que je me suis attablé, tout comme 97, 8 millions d’américains, devant le Superbowl XLII.

Un match enlevant certes, mais surtout un évènement fascinant. Il est tellement rare de voir des gens planifier leur pause « salle de bain » pendant le programme principal afin de ne pas manquer les fameuses publicités du Superbowl.

Eh oui! Durant le match de football le plus regardé de l’année, la publicité est reine. Pour une rare fois, elle est désirée, elle est adorée, elle est adulée. Elle est l’amie de tous. Un vrai fantasme pour tous les publicitaires de ce monde.

Il faut dire qu’à 2,7 millions de dollars pour 30 secondes on a de quoi s’attendre à des petits chef-d’oeuvres. Personnellement, c’est toujours avec une certaine fébrilité que je débute chaque pause publicitaire.

Cette année, je n’ai pas été déçu. Budweiser et particulièrement Bud light ont été fidèles à leurs habitudes avec des concepts humoristiques tirés par les cheveux. Pepsi et Fed Ex gagnent haut la main les prix des meilleurs effets spéciaux. Je n’ose même pas imaginer combien ses spots ont coûté à réaliser. Finalement, comme je suis un très grand fanatique d’absurde, je ne peux passer sous le silence le concept complètement sauté de Planters et la finale absolument loufoque de la publicité de Doritos.


Bud Light

Pepsi

Fed Ex

Planters

Doritos

Si vous voulez voir toute la cuvée 2008, vous pouvez visionner tous les publicités sur le site de Juste pour rire.

Et si vous en voulez encore plus, amusez-vous à visionner leur top 50 des pubs de tous les Superbowl.

Le ridicule ne tue pas… il vend !

Avouez-le. Vous êtes amateur d’infopubs, ces charmants petits spots d’un goût parfois douteux où s’enchaînent témoignages, démonstrations et offres qu’on-ne-peut-refuser. Par une nuit d’insomnie, vous vous êtes même déjà surpris à trouver extraordinaire la fameuse Couche-gaine, la préférée de Rosie. À moins que vous ne soyez déjà, tout comme moi, fou de votre Magic Bullet...

Notez dans ces petits bijoux le ton, et la répétition du message. Savourez l’étonnement du présentateur face à la merveille qu’il vous présente. Comprenez la promesse : vous rendre la vie plus facile. Remarquez le « call to action » dans sa forme la plus brute : « Téléphonez dans les 15 prochaines minutes et obtenez gratuitement…». Bref, du bon vieux marketing, édition 1965, siffleront certaines mauvaises langues. Pourtant, ça marche.

Mais est-ce le format et ou le style infopub qui marche ? Personnellement, je crois que c’est le format, qui, combiné à la répétition, fait son œuvre. Le témoignage et l’expérience viennent supporter et renforcer le message. Pour ce qui est du style ou de la pertinence de certains produits vendus, il va de soi que ça relève du mauvais goût de certains annonceurs. Je n’ose croire qu’on adopte le ton infantilisant de certaines infopubs de manière délibérée, et ce, afin de rejoindre une certaine clientèle cible plus perméable à ce type de promesse… En 2006, chez nos voisins du Sud, cette industrie a récolté près de 91 milliards de dollars, elle a représenté 25 % du temps d’antenne alloué à toutes les publicités télévisées et pas moins de deux tiers des américains ont regardé dans son intégralité au moins une infopublicité, à un moment ou un autre. Ça porte à réfléchir.

Voici mon petit top-7. Tentez de dresser le profil de la clientèle cible, qui semble d’ailleurs toujours la même dans chacun de ces merveilleux petits bijoux d’étrangeté. Bon visionnement !

En ordre:

# 1 l’indispensable Magnetic pen
# 2 le pratique My lil Reminder
# 3 l’habile Handy Peel
# 4 l’utile Listen up
# 5 le nécéssaire Tiddy Bear
# 6 le sécuritaire Pasta Pro
# 7 et le miraculeux Miracle Blade III (Perfection Series)