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LE SEXE DANS LA PUB

DieselAD

La marque italienne DIESEL lance une nouvelle campagne pour promouvoir leur ligne de sous-vêtements. Des images provocatrices, à caractère sexuel, font l’objet de cette campagne qui rejoint étroitement le look American Apparel : Ados trash et nudité cheap. Si le sexe dans les pubs aide à vendre, la frontière entre pornographie et sex appeal s’amincit d’année en année.

En 2005 une étude démontrait que des filles representées de manière sexy influencent la vente de produit chez 48% les hommes, contre seulement 8% chez les femmes dont l’intention d’achat se trouve considérablement réduit. Toutefois, la mémorisation des annonces à caractère sexuel est reste moins bonne que celles traditionnelles, ceci  autant chez les femmes que chez les hommes. L’usage de l’image sexuelle dans la publicité a été critiqué et controversé sur plusieurs aspects, mais aujourd’hui les arguments se compliquent.

L’image de la femme sexy (cheesecake) est utilisée depuis le début de la publicité, mais depuis quelques années il en est autant pour l’image de l’homme sexy (beefcake). Les hommes sont aussi dénudés que les femmes et de plus en plus jeune sans écarter les mouvements « androgyne » et « homo-érotique » dont Calvin Klein a été le premier à exploiter.

Cette nouvelle campagne de DIESEL soulève bien des questions, notamment la nature des messages véhiculés aux jeunes consommateurs ainsi que leurs influences sur notre société et son avenir. La célébration du sexe, de la drogue et de l’alcool dans les annonces qui ciblent une jeune audience en quête d’identité, devrait être interdite ou du moins sévèrement régularisée car elle est de nature immorale. Il y a eu de fortes réactions à l’égard de cette campagne et celle de American Apparel, principalement la colère chez les femmes et les parents.

En conclusion, aucune orginalité et tout simplement de mauvais goût.

SEX, DRUG & ALCOHOL

Fashioin_Junkie

« Fashioin junkie », June 2007
Agence: Zoo Advertising, Shanghai, China

Les campagnes publicitaires de SISLEY ont souvent été choquantes, mais celle-là remporte la médaille. Même si elle date de 2007, cette annonce vient appuyer la réflexion de l’article ci-dessus « Le sexe dans la pub ». Après la célébration du sexe dans la pub, c’est au tour de la drogue et de l’alcool. L’univers est glam et les filles sont extrêment jeunes, maigres mais surtout gelées…

Simplement dérangeant!

LES DÉBUTS DE L’INTERNET

sex

Je me souviens une lointaine époque où Internet était un mot qui pouvait faire peur à plusieurs; une époque où les gif animés régnaient, tel Neptune, sur les flots alors peu agités du Web ; une époque où les hommes étaient des hommes et les femmes étaient en fait des hommes sous des pseudos.

C’était un temps où les geeks avaient un réel pouvoir de vie et de mort sur tous les sites Web de ce monde. Bref, c’était le bon temps et si vous êtes nostalgiques de votre modem 56k ou si vous versez encore une larme en revoyant la fameuse Hamster dance et bien vous sourirez en vous remémorant onze faits qu’y ont marqué l’internet que l’on connait aujourd’hui.

53% DES FEMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX SONT ÂGÉES DE 40 ANS ET PLUS

Selon une récente étude américaine 36 % des femmes se débarrasseraient de leurs chocolats, de leurs Pradas, ou encore de leur belle-mère avant de se priver de leurs réseaux sociaux ! Évidemment les références culturelles évoquées par les sondeurs sont décalées de la réalité Québécoise, mais le constat est frappant : les réseaux sociaux font maintenant partie intégrante de nos modes de communication et de socialisation. Une affaire de jeunes ! que je vous entends me dire. Et bien non ! 53 % des participantes à des réseaux sociaux seraient âgées de 40 ans et plus. Pour un peu plus de détails, vous pouvez jeter un coup d’œil à la présentation Slideshare ci-bas mise en ligne hier.

On ne peut qu’être étonnés face à de tels chiffres, qui démontrent l’avancement constant des réseaux sociaux. On peut toutefois peut-être mettre un bémol à ce sondage commandé par une entreprise de marketing social, dont le produit regroupe des communautés de femmes et qui vend son expertise concernant ce groupe spécifique de consommateurs.

Élections fédérales : qui mène sur Facebook ?

Nous revoilà en pleine saison des sondages. Les spécialistes tenteront de tracer des tendances et de tout interpréter, en décortiquant l’âme des électeurs. Les prochains jours seront riches en prédictions, en prévisions et en analyses de toutes sortes. Amusons-nous à voir si les données statistiques de Facebook sont fiables et si le microcosme est à l’image du «monde réel».

Les Canadiens divisés

D’emblée, soulignons avec surprise que le NPD y est en avance ! Il rallie en effet à sa cause 33 % des Canadiens membres des pages officielles d’un parti politique. Manifestement, le sympathique moustachu est populaire sur Facebook ! Cet avantage est néanmoins bien mince, puisque le Parti Conservateur le talonne avec 30 % des appuis, suivi de près par les Libéraux qui obtiennent un encourageant 29%.

De leur côté, le Parti Vert et le Bloc Québécois font bien piètre figure puisqu’ils n’obtiennent respectivement que de maigres 2 % et 6 % d’appuis. Il est cependant fort à parier que les appuis au Bloc se concentrent au Québec, pour des raisons évidentes, et que par conséquent, son score serait plus élevé s’il nous était possible d’isoler les données Québécoises.

Des résultats représentatifs ?

Puisque les cinq partis les plus importants y ont une page «officielle» à laquelle tous les membres du réseau peuvent adhérer, on pourrait croire à première vue que ces résultats sont représentatifs. Pourtant de nombreuses variables viennent fausser les données. Évidemment, ce qui saute aux yeux, c’est que l’échantillon ne peut être représentatif du bassin des électeurs canadiens puisque sa création est «libre». De plus, il est fort à parier que certains appuis aient été «contaminés» par un effet viral partisan généré par des réseaux politiques.

Facebook : un média incontournable

Le site de réseautage social offre la possibilité de segmenter, cibler et adapter les messages, permettant aisément d’adapter les messages en fonction des intérêts de chacun des divers groupes d’électeurs.

De plus, on trouve sur Facebook 8 411 520 adultes canadiens actifs, dont 6 114 460 sont âgés de 18 à 34 ans. Les partis polittiques ont donc indéniablement intérêt à être présents sur ce réseau social afin de constituer leurs propres sous-réseaux et le plus rapidement possible (un peu comme pour les REER, mais ça c’est une autre histoire…).

La puissance du célèbre site réside essentiellement dans les outils de réseautage social et de diffusion virale des messages. Or, bien entendu, plus importante est la communauté, plus fort sera l’effet viral. Les partis politiques – tout comme les annonceurs d’ailleurs – se doivent donc de d’accroître leur réseau social Facebook et d’atteindre leur plein potentiel de membre le plus tôt possible afin de bénéficier de l’aspect viral, durant la campagne, et pas après…

Et la conclusion ?

Bien que les données de Facebook ne peuvent être représentative des intentions de vote de l’ensemble des électeurs, nous pouvons néanmoins affirmer deux choses avec certitude :

  • ces données reflètent l’intérêt que portent les organisations politiques aux réseaux sociaux;
  • les membres du célèbre réseau social sont tout aussi éparpillés que les Québécois et les Canadiens.

Nous pourrions de même ajouter, avec certaines réserves que cet échantillon réprésente à tout le moins les appuis d’un groupe constitué aux trois quarts par des canadiens agés entre 18 et 34 ans. Intéressant…

Pour alimenter votre réflexion : voici quelques chiffres pertinents, en vrac :

Gilles Duceppe
939 personnes appuient le Bloc sur Facebook.

Stephan Harper
Sur Facebook, 12 855 personnes le supportent. Il a une présence sur Youtube, Flickr, Twitter, FriendFeed et MySpace !

Stéphane Dion
12 435 personnes l’appuient sur Facebook. Il a seulement une chaîne sur Youtube…

Jack Layton
Le plus populaire sur Facebook avec 14 300 supporters. Le NPD exploite les plates-formes 2.0 suivantes : YouTube, Flickr, FriendFeed et Twitter.

Elizabeth May (Parti Vert)
2448 supportent sa page personnelle sur Facebook.

Wulustek, une question d’identité

Devant une famille aux prises avec une compagnie forestière à l’appétit dévorant, on s’interroge sur l’importance d’être collectivement. Un questionnement propre aux communautés autochtones, mais également à l’ensemble des minorités linguistiques et culturelles à travers toute la planète.

Présentée par Ondinnok au Théâtre Prospero, du 5 au 13 juin derniers, d’après une idée originale de Dave Jenniss, Wulustek traite avec justesse d’une question bien d’actualité en ces jours de post-Bouchard-Taylor : l’identité.

Première et seule compagnie de théâtre autochtone au Québec, Ondinnok regroupe des actrices et des acteurs qui ont notamment travaillé auprès d’Ariane Mnouchkine et Jean-Pierre Ronfard, et avec l’École nationale de théâtre du Canada.

Upperkut a été particulièrement fière de participer à l’aventure de Wulustek, la nouvelle production de la compagnie de théâtre autochtone Ondinnok.

WULUSTEK

Idée originale : Dave Jenniss
Mise en scène : Peter Batakliev
Distribution : Marie-Evelyne Baribeau, Charles Bender, Marco Collin, Catherine Joncas, Yves Sioui Durand
Assistance à la mise en scène et régie : Emanuelle Langelier
Décors et accessoires : Jonas Véroff Bouchard
Costumes : Claire Geoffrion
Lumières : Thomas Godefroid
Bande sonore : Nicolas Grou
Images vidéo : Philippe Larocque
Direction technique : Geoff Levine
Direction de production : Lucie Mineau
Illustration et direction artistique imprimés : Upperkut_ Anthonin Brault

Affiche wulustek

99 F, ça fait combien en dollars?

Et autres questions tout aussi incongrues…

Je ne me lancerai pas dans une nouvelle critique de ce film, d’autres s’en sont déjà chargés. Au passage, je l’ai beaucoup aimé. Mais il est vrai que je travaille dans la publicité, la «com» si vous préférez, que je suis concepteur-rédacteur et qu’il y a encore cinq ans de cela, je portais les cheveux longs et une veste longue de créateur… La comparaison s’arrête là.

Au-delà de sa valeur artistique et de la critique de notre société de consommation, ce film a été pour moi l’occasion de vivre une expérience plutôt inédite… Et elle ne se déroulait pas forcément sur le grand écran mais bel et bien dans la salle. Dans le public. Directement dans le cœur de cible.

Visiblement, la plupart des personnes présentes ne comprenaient pas grand-chose à ce qui se passait sous leurs yeux, mis à part toutes les scènes comiques, érotiques(?), philosophiques, excentriques et trash diverses. Si vous ajoutez à cela qu’il s’agit d’un film français, avec des expressions françaises et des allusions à des publicités françaises, ça ne simplifiait pas la tâche… Enfin, on rit, on grimace, on réfléchit et on n’en ressort pas indifférent, c’est l’essentiel.

J’ai compris que malgré le bombardement médiatique que vivaient quotidiennement mes semblables, les publicitaires étaient les grands inconnus de notre temps. Demandez à un enfant ce qu’il veut devenir plus tard… Pompier, vétérinaire, pilote d’avion, etc. Mais qui aurait l’idée de vouloir faire de la pub? Mes propres parents n’ont toujours pas compris ce que je faisais depuis 10 ans. Certains de mes amis se demandent ce que je fais de mes journées. Mon dépanneur me regarde bizarrement quand je pars au travail. Et bien, c’est le moment de le savoir, pour les plus de 13 ans, évidemment.

Avec ce film, vous découvrirez la créativité sous toutes ses formes, les réunions interminables avec les clients, les clients eux-mêmes, les tournages sous les tropiques, les choix de couleurs, de typos, le stress, etc. Entrez dans l’univers magique de la publicité, où le soleil brille toute l’année, et riez, c’est (presque) gratuit.

Plus sérieusement, je ne suis pas certain que ce film présente le milieu de la pub sous son meilleur jour mais, mis à part « Le distrait » de et avec Pierre Richard, la comédie sentimentale « What women want » avec Mel Gibson et quelques rares autres films, il a le mérite d’exister et de traiter d’un métier méconnu mais ô combien passionnant et stimulant.

Et au fait, 99 F, ça fait environ 22 dollars, le prix de deux places de cinéma, sans le pop-corn ni le beurre!

Si vous voulez en savoir plus sur cet univers impitoyable, je vous recommande, entre autres, la lecture de :
Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel de Jacques Séguéla;
99 F de Frédéric Beigbeder;
et bien entendu, si vous ne l’avez pas encore vu, le film, 99 F, de Jan Kounen avec Jean Dujardin.

99_f1.jpg

60 000 soutiens-gorges sur le Quai Jacques-Cartier!

Plus de 60 000 soutiens-gorges sur le Quai Jacques-Cartier, ça se remarque! Le 29 mai 2008, une gigantesque chaîne de solidarité formée de soutiens-gorges a permis de récolter 80 000 $ au profit de la Fondation du cancer du sein du Québec. C’est avec fierté qu’Upperkut a participé à cet événement, organisé par Rock-Détente et Wonderbra, en apportant notamment sa contribution au niveau des outils de communication. Tout l’équipe tient à remercier l’ensemble des partenaires qui se sont associés à cette opération ainsi que le formidable élan de générosité des montréalaises! (suite…)

Karkwa 2.0

La semaine dernière, toute l’équipe d’Upperkut était présente à l’Olympia de Montréal afin d’assister au lancement du troisième album de la formation Karkwa. Les rockeurs québécois nous en ont mis plein les yeux et plein les oreilles avec une prestation enflammée durant laquelle nous avons pu apprécier 5 morceaux de leur nouvelle mouture.

Mais l’album « Le volume du vent » n’est pas la seule chose que le quintette lancera cet année. En effet, le groupe travaille, en collaboration avec Upperkut, à l’élaboration d’un blogue qui sera mis en ligne plus tard ce printemps. Après leur site « myspace » et leur page « Facebook », il s’agit d’un pas de plus dans l’univers du web 2.0 pour les gars de Karkwa.

Eh oui, les temps ont encore une fois de plus changé et le monde de la musique vit depuis le début du nouveau millénaire une autre révolution à laquelle aucun artiste ne peut échapper. Dans les années 80, c’est la télévision et surtout le vidéoclip qui avaient faits figure de nouveautés. Chaque lancement d’album et chaque nouvel extrait devaient être accompagnés de leur vidéo respective. Aujourd’hui, c’est sur Internet que la joute musicale se poursuit… et les fans en redemandent toujours plus!

Écouter de la musique et voir son groupe préféré en spectacle, ce n’est plus assez. On veut pouvoir visionner le making-of de leur dernier vidéoclip, on veut pouvoir connaître les états d’âme des musiciens à la suite de leurs spectacles, on veut écouter leur dernière entrevue radiophonique, on veut pouvoir échanger avec d’autres fans, on veut des chansons inédites, etc. En fait, on veut tout savoir et tout commenter. On veut sentir qu’on fait parti de la « gang ». Bienvenue dans l’univers du toujours plus.

Il faut dire qu’Internet à fait exploser de manière exponentielle le nombre d’artistes musicaux sur la planète. Avec une telle plate-forme, il est à la portée de tous de faire connaître son talent. Tous les outils sont là et la compétition est de plus en plus féroce. Il est alors d’autant plus important de solidifier ses assises.

Dans le cas de Karkwa, il ne s’agit que de passer à la vitesse supérieure puisque le groupe a toujours été près de son public. Le blogue est alors l’outil idéal pour faire évoluer cette relation privilégiée qui unit cet artiste à ses fidèles supporteurs. Les fans pourront donc suivre les péripéties de Stéphane, Louis-Jean, François, Martin et Julien qui, armés de leur nouvelle caméra vidéo, les amèneront partout où leur nouvel album leur permettra d’aller.

Une autre belle aventure à suivre…

Maintenant à Montréal

Le web 2.0 est en pleine effervescence et est devenu un outil de communications illimité. Il devient aussi de plus en plus accessible et ainsi donc, gagne en popularité. Bientôt, on le retrouvera même sur nos téléphones cellulaires. L’univers du mobile ne fait pas exception à la constante évolution technologique : il est en pleine croissance. Par contre, où en est rendue l’industrie au Québec ? À quand l’arrivée d’un réseau assez solide pour supporter iPhone et compagnie ? Quelle est la place de la publicité dans l’industrie du mobile ? Comment l’industrie du téléphone mobile peut-elle livrer au-delà des promesses du média mobile ?

Pour en discuter, plusieurs conférenciers et passionnés du mobile se rencontrent au Newtown pour la première des Mobile Monday à Montréal. Né en Norvège en 2000, ce concept de soirée format « non-conférence » rassemble des intervenants issus d’entreprises locales pour nous enrichir de leurs connaissances approfondies sur l’industrie du mobile. Le but est aussi d’offrir un lieu pour de possibles réseautages. Avec le foisonnement des services offerts en mobilité, facile de croire que cette technologie, utilisée partout dans le monde, deviendra assurément un outil incontournable pour les professionnels de la communication. Et avec l’introduction prochaine du 2.0, ce sera le comble pour les marques qui souhaitent établir la conversation avec les communautés auxquelles elles veulent s’adresser.

Aussi, ces marques qui désirent rester dans la course devront s’ajuster ; plusieurs nouvelles entreprises proposent maintenant divers services assez incroyables. Prenez vpod.tv, qui est un service innovateur de publication de vidéo sur demande, qui permet aux particuliers et aux entreprises de créer leurs propres chaînes Internet et mobiles. Sans être alarmiste, je me demande où en seront les caméramans professionnels ainsi que leurs collègues dans quelques années ? Même débat depuis l’arrivée du iPod ; l’industrie de la musique doit suivre le courant. Pour le mobile, j’ai hâte de voir lequel d’entre Bell, Telus, Vidéotron ou Rogers réussira à s’ajuster en premier et pourra enfin offrir aux Québécois les multiples services à la fine pointe de la technologie. On devrait avoir notre réponse en… 2020 ?! En attendant, on se rend au Mobile Monday Montréal, au Newtown 1476 rue Crescent, le lundi 14 Avril prochain à partir de 17 h 30.

Jouer dans le traffic

Autant on désire l’éviter à tout prix lorsque nous sommes en voiture, autant il est important d’en générer le plus possible afin de s’assurer d’accroître la visibilité de notre site web.

Depuis l’arrivée du Web 2.0 en 2004, le marketing viral est en constante évolution. L’arrivée du « social networking » et du « contenu généré par les utilisateurs » a ouvert plusieurs portes et pavé de nouvelles avenues. Les sites d’hébergement de vidéos tel Youtube, Daily Motion et Google video sont loin d’être étrangers à ce phénomène et sont en grande partie responsables de l’apparition et la consécration du « vidéo marketing ».

Personnellement, je suis toujours fasciné par la popularité que peut atteindre en un temps record une vidéo sur Youtube. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est à quel point une bonne vidéo peut permettre à un individu, un organisme ou une marque d’augmenter de façon foudroyante sa notoriété. Prenons comme exemple ce qui est arrivé, le mois dernier, au collectif New Yorkais « Improv Everywhere ». Cette troupe d’improvisation, qui se spécialise dans l’exécution de coups montés dans des endroits publics, a augmenté considérablement les visites sur son blogue officiel suite à la mise en ligne de sa vidéo « Frozen Grand central » sur les différents sites d’hébergement de vidéos.

Cette vidéo, qui a été visionnée pas moins de 7 243 037 sur Youtube seulement, a été l’élément déclencheur d’un bond spectatculaire qui a fait passer le nombre de visites quotidiennes de 12 000 à près de 290 000.

improv_graphic.pngEn plus d’augmenter le nombre de donations en argent et de se retrouver dans des émissions populaires américaines telles The Today Show, Good Morning America et Nightline, la soudaine popularité du collectif leur a permis de recruter de nouveaux membres qui ont répété l’expérience du « Frozen Grand central » dans pas moins de 28 villes et 13 pays différents.

Preuve qu’une bonne idée et un bon médium peuvent vous mener loin.

Superbowl… Superpub !

Hier, je n’ai pu m’empêcher de passer la soirée devant mon téléviseur. Il faut dire que l’amateur de sports et le publicitaire en moi ne pouvait demander mieux. C’est donc avec une caisse de bière et une quantité astronomique d’ailes de poulets que je me suis attablé, tout comme 97, 8 millions d’américains, devant le Superbowl XLII.

Un match enlevant certes, mais surtout un évènement fascinant. Il est tellement rare de voir des gens planifier leur pause « salle de bain » pendant le programme principal afin de ne pas manquer les fameuses publicités du Superbowl.

Eh oui! Durant le match de football le plus regardé de l’année, la publicité est reine. Pour une rare fois, elle est désirée, elle est adorée, elle est adulée. Elle est l’amie de tous. Un vrai fantasme pour tous les publicitaires de ce monde.

Il faut dire qu’à 2,7 millions de dollars pour 30 secondes on a de quoi s’attendre à des petits chef-d’oeuvres. Personnellement, c’est toujours avec une certaine fébrilité que je débute chaque pause publicitaire.

Cette année, je n’ai pas été déçu. Budweiser et particulièrement Bud light ont été fidèles à leurs habitudes avec des concepts humoristiques tirés par les cheveux. Pepsi et Fed Ex gagnent haut la main les prix des meilleurs effets spéciaux. Je n’ose même pas imaginer combien ses spots ont coûté à réaliser. Finalement, comme je suis un très grand fanatique d’absurde, je ne peux passer sous le silence le concept complètement sauté de Planters et la finale absolument loufoque de la publicité de Doritos.


Bud Light

Pepsi

Fed Ex

Planters

Doritos

Si vous voulez voir toute la cuvée 2008, vous pouvez visionner tous les publicités sur le site de Juste pour rire.

Et si vous en voulez encore plus, amusez-vous à visionner leur top 50 des pubs de tous les Superbowl.

Me lirez-vous un jour ?

Nous sommes en 1968, dans un coquetel mondain où quelques artistes, journalistes, mécènes et pique-assiettes endimanchés discutent art et célébrité. Andy Warhol lance d’un ton badin : « À l’avenir, chacun sera célèbre mondialement pendant 15 minutes». Quarante ans plus tard, on cite à tout vent l’artiste dès qu’une personnalité d’un intérêt douteux devient l’objet d’un soudain engouement médiatique. On l’a cité quand la vague des télé-réalité a déferlée.

Le roi du pop-art fut certes un étrange visionnaire. Peu de temps avant sa mort en 1987, lors d’un interview à la télé, fatigué de se faire interroger sans cesse sur sa désormais célèbre tirade, Warhol lança à un animateur médusé : « Vous savez, je crois en fait que chacun sera célèbre mondialement auprès de 15 personnes. C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours dit.».

Le dilemme de Warhol

Depuis, l’ère binaire nous a frappé de plein fouet. Le Web offre à tous et chacun sa propre tribune et, depuis le développement des plates-formes de type blog, son propre média interactif. Il y aurait présentement au-delà de 112,8 millions de blogs et sans doute tout autant de blogueurs. Quelques blogs attirent des millions de lecteurs, alors que des millions de blogs n’attirent que quelques lecteurs…

Valeureux guerriers de l’inutile me direz-vous de ces blogueurs lus par une poignée de lecteurs ? Le peintre veut être regardé, tout comme le cuisinier dégusté, j’en conviens. Mais vaut-il mieux être célèbre mondialement pendant 15 minutes ou célèbre mondialement auprès de 15 personnes pendant plus longtemps ? Voilà le dilemme de Warhol !

La théorie de la longue queue

Vous avez certainement entendu parler du livre «Long Tail» (je vous laisse la liberté de suggérer une traduction), de Chris Anderson, le rédacteur en chef du magazine américain Wired. Selon lui, notre culture et notre économie sont en mutation et se transforment en un marché de niches multiples. Grâce au Web, les coûts de distribution et d’entreposage, et dans certains cas de production, chutent. Un nouveau modèle économique se développe. Nulle obligation de formater la totalité des produits pour répondre au plus grand nombre.
Désormais, tous et chacun y trouve son compte et sa niche. On assiste à la naisance de micro-cultures où l’on produit et consomme musique, images et… blogues, selon nos besoins propres ou ceux des communautés auxquelles on appartient. Nombre de blogueurs produisent d’ailleurs simultanément plusieurs blogues s’adressant à des communautés parfois complètement différentes.

La mort du consommateur cible, la naissance de la communauté cible

La naissance des communautés virtuelles a eu un impact certain sur notre manière de percevoir le consommateur, non plus comme une unité statistique correspondant à un profil, mais comme un individu partageant des valeurs et des intérêts avec d’autres individus regroupés au sein d’une communauté, physique ou virtuelle. Les individus, membres de ces communautés, font également partie d’autres communautés qui se superposent, composant ainsi les structures d’un réseau, au sens propre du terme. Celui-ci est vivant et de nombreux échanges en irriguent les voies communications. Ses composantes sont actives et agissent souvent comme véhicule d’un message, se faisant ambassadeurs d’une marque, d’un produit, d’un service ou d’une cause en lesquels elles croient, pour autant que le message ait du contenu autre qu’une invitation à «consommer» ou à«acheter». Notre manière de consommer la communication évolue. La manière de communiquer doit également évoluer.

La réponse au dilemme

Bref. Répondons à la question : vaut-il mieux être célèbre mondialement pendant 15 minutes ou célèbre mondialement auprès de 15 personnes pendant plus longtemps ? Mon profond désir de reconnaissance et ma confiance en moi me feraient à prime abord pencher pour la première option. Parlez-en aux annonceurs du SuperBowl… Pourtant, je devrais chercher à être célèbre auprès de 15 personnes qui elles se feront mes ambassadeurs à travers le monde, et diffuseront mon message à d’autres qui, à leur tour, re-diffuseront mon message pour autant que j’ai quelque chose à dire, mais, ça c’est une autre histoire.